*Oloron-Bedous horizon 2014 ?*

Pau-Canfranc et LGV : la Région accélère en 2012

 


La réouverture de la ligne Pau-Canfranc a été évoquée. © archives J.-P. Gionnet
 

lls n'étaient pas attendus et ont donc surpris tout leur petit monde hier matin à Bordeaux. Dans l'hémicycle régional, où se tenait une séance consacrée principalement aux orientations budgétaires, des anti-LGV ont déployé leur banderole et distribué leurs tracts faisant d'ailleurs monter la moutarde au nez d'Alain Rousset.

 

Après avoir suspendu la séance et demandé que les manifestants soient éconduits, ce dernier leur a rappelé que « les urnes avaient tranché. » Il est vrai que vu la place prise par le programme ferroviaire dans le budget 2012, on comprend que le président du conseil régional ait peu goûté la perturbation. Alain Rousset a en effet insisté plusieurs fois sur le fait que l'Aquitaine est aujourd'hui « le premier chantier ferroviaire de France. »

Avec au sein de ce chantier plusieurs opérations distinctes comme la participation aux lignes grande vitesse du Sud-Ouest (GPSO), l'avancement du projet de réouverture Pau-Canfranc ou la rénovation de plusieurs lignes existantes. Dans le détail, 50 millions d'euros seront investis dès l'an prochain pour concourir au financement de la ligne grande vitesse Tours-Bordeaux. Sachant que la Région ne compte pas s'arrêter là et, comme l'a martelé Alain Rousset, poursuivra ensuite ses efforts pour les sections les plus au Sud. « Une attention particulière sera portée au projet GPSO et à sa réalisation dans sa totalité, de Bordeaux à Hendaye et Toulouse. » Pour le président de l'éxécutif, pas question en effet d'imaginer que le Pays basque ne soit pas traversé par une nouvelle voie. «Je le répète, ce ne sera pas une ligne Bordeaux-Dax mais bien une ligne Bordeaux-Hendaye. Ce ne peut-être remis en cause. Et répéter que si l'on ne fait rien, il n'y aura pas une saturation des voies existantes, c'est une fiction.»

Autre gros morceau ferroviaire du budget 2012, la réouverture de la Pau-Canfranc. Avec dans un premier temps, la remise en service de la voie jusqu'à Bedous. Le fait que l'Europe ait inscrit la semaine passée ce projet à son schéma des transports est évidemment une nouvelle qui a été reçue à sa juste valeur à Bordeaux. « Cela nous permettra d'obtenir des subventions européennes. » Sauf que du côté de l'opposition, si on ne conteste pas le bienfondé du projet, on s'inquiète quand même du coût qu'il est en train de prendre.

« On était à 30 millions d'euros, on est passé à 110 pour Oloron-Bedous. Cela fait plus de 4 millions le kilomètre. C'est une explosion! » s'alarme Michel Diefenbacher, élu Lot-et-Garonnais et président du groupe UMP. Une somme que ne conteste d'ailleurs pas Bernard Uthurry, premier vice-président en charge des transports. 4,6 millions seront en effet pour les études et 105 pour les travaux. « C'est à cause des passages à niveau à aménager » nous a confirmé, à l'heure de la pause de midi, le maire d'Oloron.

Quoi qu'il en soit, la Région espère toujours tenir son calendrier. Des aménagements préparatoires seront lancés en 2012 avant une phase de travaux qui sera à cheval sur 2013 et 2014.


*Archives...c'était...avant-hier !!

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25/10/2011  La République des pyrénées *